Konbini

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Depuis l’enfance, Keiko Furukura a toujours été en décalage par rapport à ses camarades. À trente-six ans, elle occupe un emploi de vendeuse dans un konbini, sorte de supérette japonaise ouverte 24h/24. En poste depuis dix-huit ans, elle n’a aucune intention de quitter sa petite boutique, au grand dam de son entourage qui s’inquiète de la voir toujours célibataire et précaire à un âge où ses amies de fac ont déjà toutes fondé une famille. En manque de main-d’œuvre, la supérette embauche un nouvel employé, Shiraha, trente-cinq ans, lui aussi célibataire. Mais lorsqu’il apparaît qu’il n’a postulé que pour traquer une jeune femme sur laquelle il a jeté son dévolu, il est aussitôt licencié. Ces deux êtres solitaires vont alors trouver un arrangement pour le moins saugrenu mais qui leur permettra d’éviter le jugement permanent de la société. Pour combien de temps…
Un roman qu’on lit comme on se ballade parfois le dimanche, avec légèreté. Un petit tour dans une société japonaise où les us et coutumes nous laissent souvent perplexes !

La vie avant l’homme

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 Un roman qui met à nu l’incessante guerre des sexes que se livrent trois êtres. C’est l’histoire d’Elizabeth, qui cherche des solutions auprès d’hommes qui ne lui conviennent pas. Son mariage avec Nate, dont elle a deux enfants, n’est pas une réussite et son amant Chris vient de se suicider. C’est aussi l’histoire de Nate, un rêveur qui adore les enfants, déchiré entre deux carrières et deux femmes. C’est enfin l’histoire de Lesje, la maîtresse de Nate, une jeune paléontologue dont le caractère timide et passif s’accommode mieux de l’étude des dinosaures que de la complexité des êtres humains, elle qui rêve à « la vie avant l’homme ».

J’ai vraiment aimé ce roman pourtant « prise de tête ». Personne n’y est heureux, ou mieux, tout les personnages y sont atrocement malheureux, enfin sauf Chris puisque lui s’est suicidé ! 😉

Margaret Atwood est l’une des écrivaines canadiennes les plus connues en particulier pour son roman « La servante écarlate » adapté en série télévisée en 2017 « The Handmaid’s Tale« , (roman que je veux absolument découvrir).

Un devin m’a dit

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En 1976, à Hong Kong, Tiziano Terzani rencontre un devin qui le met en garde : «Ne prends surtout pas l’avion en 1993 !» Seize années plus tard, le 31 décembre 1992, il décide de respecter la prophétie.

Pendant un an, il voyage en train, en bateau, en bus ou à dos d’éléphant, et redécouvre une Asie que le voyageur pressé ne connaît plus. Cette année sans prendre les airs est le prétexte pour brosser l’un des tableaux les plus riches et les plus vivants jamais peints de l’Asie, de sa culture propre, de sa spiritualité et de ses peuples.

Avec lui, on suit la chasse aux esprits dans les ruelles de Bangkok, l’hystérie géomancienne des généraux birmans, les pelotons d’exécution des Khmers rouges au Cambodge, et l’on découvre un continent aux prises avec ses propres démons, écartelé entre une modernisation à travers laquelle se dessinent les prémices de la mondialisation et des cultures ancestrales souvent garantes du lien social.

Dans chaque pays visité, Terzani va aussi à la rencontre de nouveaux devins, comme pour jouer avec le prétexte même de son périple et confronter la prédiction initiale aux dires de nouveaux prophètes, pas toujours très inspirés. Mais c’est surtout une façon d’approcher comme personne avant lui la spiritualité propre à ce continent si fascinant.

Un livre passionnant sur l’Asie,  le métier de journaliste, et la vie d’un homme.

 

 

Remake

Remake

Alis rêve de danser. Elle rêve de devenir la reine des claquettes dans une vraie comédie musicale.  » Mais réveille-toi, ma pauvre petite !  » lui dit Tom. Car à Hollywood, il y a longtemps qu’on ne tourne plus de films, qu’on n’emploie plus d’acteurs. Depuis la révolution infographique, on ne fait plus que des remakes. On prend les vieux films et on les censure, ou on les trafique. Et c’est ainsi que Marilyn donne la réplique à Tom Cruise ou que Charlie Chaplin tombe amoureux de Sharon Stone… En ce moment, le job de Tom consiste à  » nettoyer  » les classiques (c’est-à-dire visionner les versions originales et couper toute image où apparaissent alcool, tabac ou drogue). Travail de titan : c’est fou la quantité de bourbon ou de champagne que consommaient les héros des films d’antan ! Soudain, évoluant aux côtés de Fred Astaire, il reconnaît… Alis ! Mais non, voyons, ce n’est pas possible ! Ce film a été tourné en 1949 ! A moins que…

Voici un roman amusant, à la Connie Willis. Beaucoup de dialogues toujours très laconiques, et des chassés-croisés comme l’auteur les aime. Quelques clichés barbant parfois, mais peu importe, j’ai accroché très vite. Connie Willis, on aime ou on déteste dans ce cas on raccroche dès les 10 premières pages. Le prochain livre que je lirai de cette écrivaine sera « Interférences »

 

« Love song. »

Love-Song-de-Philippe-Djian

Daniel est un musicien accompli. À cinquante ans et quelques, sa carrière est faite, il est l’auteur de plusieurs gros succès, de plus d’une dizaine d’albums, et tourne dans le monde entier. Le public et la critique l’adorent, on le reconnaît dans la rue et le désordre de sa vie conjugale avec Rachel fait parfois la une de la presse people. Mais ces derniers temps, l’industrie du disque a changé sans qu’il s’en aperçoive. Et, quand il remet à sa maison de disques ses nouveaux morceaux, le verdict tombe : pas assez commercial. Renvoyé en studio, il doit d’urgence trouver l’inspiration, quand sa femme, qui l’avait quitté depuis huit mois, choisit justement ce moment pour revenir…

Une lecture parfaite pour l’été. Un Philippe Djian dans toute sa folle splendeur. Un récit plein de cruauté, d’amour qui met à genou, et de suicide assisté. Et on en redemande.

Un conseil : ne poser ce livre que lorsqu’il est terminé 😉

 

A l’aube.

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Joan s’est enfuie de la maison quand elle avait dix-huit ans. Elle ne supportait plus ses parents, Gordon et Suzan, des activistes qui voulaient sauver le monde et ne vivaient que pour ça. Quand ils meurent dans un accident de voiture, quinze ans plus tard, Joan décide de renouer avec son frère et de s’occuper de lui : Marlon a certes vingt-cinq ans, mais il est autiste…Joan emménage donc dans la maison familiale, située en grande banlieue de Boston. Elle tient une boutique de vêtements avec Dora près d’Harvard Square et elle est aussi une des call-girls du réseau que dirige Dora. Une activité que, bien sûr, elle dissimule à Marlon, …Alors, À l’aube de cette nouvelle vie, elle promet à Marlon de rentrer à la maison chaque jour avant la nuit, ce qui est, parfois, compliqué. Elle engage donc Ann-Margaret, une amie de Dora. Seulement Ann-Margaret, la soixantaine bien conservée, ne va pas se contenter d’être une baby-sitter pour Marlon… Howard, un ancien amant de sa mère, est aussi un des clients de Joan. Or il est persuadé que Gordon, avec qui il a milité autrefois, a dissimulé un sacré magot dans le sous-sol de la maison…Marlon, instinctivement, a peur d’Howard d’autant que son père lui a fait jurer de garder un secret, dont il l’a nommé gardien. Mais Joan l’assure qu’il ne le verra pas quand il viendra au sous-sol…

Philippe Djian est un de mes auteurs préférés. Voilà je pense le 7ème roman que je lis de cet écrivain, je le redécouvre à chaque fois comme si c’était un premier livre. J’aime l’apparence simplicité des scènes, et ses personnages qui meurent si facilement.

Je lis en général ses livres par deux, c’est mon toc 😉 et j’aime bien ça ! Le titre du livre suivant sera « Love song ».

 

 

 

My Absolute Darling

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Turtle a 14 ans, elle vit avec son père, Martin, un homme cassant, colérique, et abusif. Dans chaque pièce de leur cabane délabrée, les murs portent des traces de coups de feu. Turtle en connaît un bout sur les armes à feu et armes de poing. Elle manie toutes sortes de calibres et Martin la soumet à  des rituels scabreux d’entraînement et ce au grand désappointement de son grand-père et père de Martin qui vit non loin de chez eux, dans un mobil-home. Turtle fugue parfois dans la forêt, comme cette nuit là où elle rencontre Bret et Jacob….

 Voici le début de cet incroyable roman que j’ai dévoré avec tant de frissons cet été. Cette lecture m’a été conseillée par Miss Sunalee. Et c’était bien vu !

Les scènes fortes des premiers chapitres, le ton moralisateur et cynique aux relents de bière de Martin, vont me suivre une bonne partie du livre. J’ai vraiment aimé les descriptions détaillées d’une nature abondante, et épineuse, (côte nord  de la Californie). Je me suis même documentée tout au long de ma lecture sur les différentes plantes sauvages citées, oui,…moi qui ne suis pas la « fée botanique ».

Dans ce roman, le personnage d’Anna m’a beaucoup intriguée, je voudrais être Anna.